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Exil ?

Exil ?
Il y a en fait trois sortes d'exil :

- L'exil industriel : les entreprises qui partent à l'étranger. Hélas, les cas ont été nombreux ces derniers temps : Lafarge (l'un des leaders mondiaux du ciment), Schneider Electrique, Solvay et Publicis qui a failli partir.

- L'exil fiscal des personnes physiques. Les chiffres à cet égard sont difficilement communiqués et incertains, mais il n'est pas contestable qu'un flux important s'est développé ces dernières années.
 
- L'exil de l'investissement immobilier. Autrement dit des personnes qui restent fiscalement domiciliées en France et qui, en toute légalité, ne veulent plus investir dans l'immobilier locatif français et investissent en Floride, au Portugal, en Espagne, en Allemagne, en Belgique, au Maroc,...

Les raisons sont bien connues et au nombre de trois :
  • fiscalité excessive (impôts locaux, taxation des plus-values, droits de mutation,...),
  • complexité de la législation,
  • distorsion excessive du droit au profit du locataire. Puisque les sujets sont identifiés clairement, les réponses devraient être relativement faciles.
     
Il manque :
  • un constat partagé avec le gouvernement,
  • mais surtout une volonté politique : de vraies réponses sur les trois points précédents se heurteraient inévitablement au courroux d'une fraction du parlement et peut-être d'une majorité de l'opinion qui n'en trouverait les bienfaits que plusieurs années plus tard. Tel est bien le dilemme du politique. Le temps du politique contemporain est un temps court, ultra-court et toute réforme profonde n'aboutit à des bénéfices que dans le moyen terme.