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Éditorial - Novembre 2017 : Bonne et mauvaise fortune !

Éditorial - Novembre 2017 : Bonne et mauvaise fortune !
Denys BRUNEL, Président de la Chambre Nationale des Propriétaires Voir le document

Bonne et mauvaise fortune !

Il semble bien que le Président de la République et le Gouvernement, inspirés par des auteurs tels que Piketty et Attali, soient résolus à distinguer :
- la bonne fortune, celle qui s’investit dans l’entreprise, voire dans des outils qui seraient des accessoires : yachts, jets privés...
- la mauvaise fortune, condamnable, investie dans l’immobilier.

La première aurait pour elle d’être mobile, mouvante, ouverte sur le monde, créatrice d’emplois (pas si sûr !).

La seconde est attribuée au retraité qui complète sa retraite en étant propriétaire d’un ou deux studios loués, qui est propriétaire de sa résidence principale et qui ferait partie de ceux qui « s’enrichissent en dormant ».

Là aussi, est-on bien sûr de la pertinence de cette caricature ?

Le créateur d’entreprise qui réussit va acheter une résidence principale et une propriété de vacances. Il aura le but légitime de transmettre à ses héritiers de la pierre, tout simplement parce que tels héritiers, moins doués pour l’entreprise ou moins désireux de s’y investir, vont préférer des risques moindres.

Faut-il privilégier l’héritier incompétent et l’inciter, en raison de la fiscalité, à reprendre l’entreprise ? Les exemples de catastrophes liées à la transmission d’entreprises sont nombreux et désastreux pour les salariés concernés !

Faut-il à coups de fiscalité confiscatoire inciter tous ceux qui aiment la pierre à délaisser la France et investir à l’étranger ?

Il serait intéressant - mais Bercy se garde bien de publier des chiffres – de connaître les investissements des français qui résident en France dans l’immobilier à l’étranger. Je suis convaincu que l’on constaterait une hausse très importante de ces investissements.

Cette hausse est dangereuse car lorsque l’on commence à déplacer son patrimoine, il y a souvent une suite... Le vrai sujet est d’éviter tous les départs de capitaux et pas seulement ceux qui s’investissent dans l’entreprise.


Denys BRUNEL
Président de la Chambre Nationale des Propriétaires